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Le Guide Michelin

Le Guide Rouge : un peu d’histoire

L’année 2000 représente sa 91ème édition. En 1891, les frères Michelin inventèrent le pneu démontable [d’abord pour vélo]. Le pneu avait déjà été inventé par un Ecossais R.W. Thomson [brevet de 1845], mais n’avait eu aucun succès. Le principe fut repris par J.B. Dunlop et appliqué à la bicyclette, mais ces pneus demeurèrent excessivement fragiles. Puis les frères Michelin équipèrent de leur pneu démontable une voiture automobile et firent breveter leur trouvaille. En 1899, 1er Tour de France automobile. Une voiture électrique, la «jamais contente », dépasse la vitesse de 100 km/h, sur pneus Michelin.

La naissance du guide Michelin

Il était alors offert gracieusement par les frères Michelin. Ce guide contient «tous les renseignements utiles à un chauffeur […] pour approvisionner son automobile, pour la réparer, pour lui permettre de se loger et de se nourrir… ». L’automobiliste y trouvait un foisonnement de renseignements : le prix des essences, des plans de ville, une liste des pièces de rechange à emporter en voiture, une sélection des bons chirurgiens de France…

Le guide indiquait aussi «les routes ennuyeuses ou pittoresques, les curiosités et bien sûr les hôtels, étoilés en fonction de leur prix. Il signale même les établissements qui abritent une chambre noire pour le développement des plaques photographiques ! ».

 1909 Un dialogue avec le lecteur

Un formulaire réponse favorisera le dialogue avec les chauffeurs voyageurs. « De nos jours, des dizaines de milliers de commentaires spontanés sur les établissements parviennent chaque année aux bureaux des guides.

 1915 – 1918 Suspension de la parution du Guide Rouge

La mobilisation générale interrompt la publication du guide rouge jusqu’en 1918. 1ère Guerre Mondiale oblige.

 1920 L’introduction des restaurants Le Guide Rouge n’est plus offert !

Vendu 7 francs en librairie, il adopte une nouvelle position, faite de rigueur et d’autonomie. Pour cela, «il n’accepte plus les encarts publicitaires et contrôle l’usage promotionnel de ses recommandations ». Une équipe d’inspecteurs qualifiés est constituée. Ces inspecteurs se déplaceront incognito et, tel le voyageur ordinaire, règleront leur note : « ils sont ainsi à l’abri de toute influence ».

1921 Le guide ne paraît pas

L’après guerre voit une demande importante d’itinéraires vers les champs de bataille d’ou un manque de temps pour rédiger le guide.

1923 Trois catégories pour la «bonne cuisine »

Nouveau : Diverses classifications pour les restaurants de quelques grandes villes (restaurant de premier ordre, moyen ou modeste).

1926 La première étoile apparaît en Province

Le guide accorde 1 étoile de bonne table à 46 maisons de province. Sa valeur de guide gastronomique prend ainsi une dimension nouvelle.

1931 Une, deux étoiles ! Pour la province et aussi pour Paris. 3 étoiles ! Uniquement en Province.

1933 3 étoiles aussi pour Paris

Dans cette édition, l’on y retrouve 23 établissements jugés dignes des 3 étoiles, aussi bien à Paris qu’en Province.

A Paris : Le café de Paris, La Tour d’Argent, Foyot, Larue, Lapérouse, Carton.

En Province : La Mère Brazier à Lyon et au col de la Luère, Le Chapon Fin à Bordeaux.

1940 Tout s’arrête « Ni essence, ni tourisme dans la France occupée : le Guide Rouge s’interrompt »

 1944 Pour aider les Alliés, on réédite l’édition 1939.

En effet, pour préparer les opérations du débarquement, pour traverser les villes, il faut des plans précis. L’état-major de l’armée américaine choisit ceux du Guide Rouge. Des tirages spéciaux sont distribués aux commandants des unités dirigées vers la côte normande. «Peu d’exemplaires de ce document sont aujourd’hui connus ».

 1945 Le Guide Rouge reparaît

Mais, «la gastronomie française à mauvaise mine ». De nombreux hôtels et restaurants ont été détruits ou endommagés. Le Michelin dessine ses symboles en pointillé.

 1951 Le retour des 3 étoiles

Il y en aura 7. La Mère Brazier au col de la Luère, La Côte d’Or à Saulieu (Alexandre Dumaine), l’Auberge du Père Bise à Talloires (Marius et Marguerite Bise), La Pyramide à Vienne (Fernand Point).

A Paris : Le Café de Paris, La Tour d’Argent (M.Terrail), Lapérouse (M. Topolinski).

1965 Paul Bocuse, le plus ancien «triple étoilé »

En 1965, il obtient 3 étoiles à Collonges au Mont d’Or. « Avec ce couronnement, le Guide Michelin prend acte d’une transformation radicale de la gastronomie. A une cuisine de tradition, guère créative, succède en effet une gastronomie inventive et audacieuse dont la renommée et l’excellence vont faire le tour du monde.

1967  Le tirage de l’édition France atteint et dépasse les 500.000 exemplaires, tous vendus.

1997 Le « Bib Gourmand »

Uniquement pour la Province, le bibendum entre à l’intérieur du guide. « Il attire l’attention sur une cuisine plus travaillée, d’inspiration généralement régionale (…). Descendu du repas soigné à prix modéré, le Bib Gourmand défend deux principes chers au Guide Rouge : le savoir-faire culinaire et la modicité de l’addition.

1999 Le « Bib Gourmand » monte à Paris où désormais seront indiquées les tables parisiennes avec un « repas soigné à prix modéré ».

Article extrait de Thuriès Magazine

 michelin-2017

Pour étayer cet article je vous invite également à consulter 

A vous de vous faire votre opinion

 

 

Un clin d’oeil à Stéphanie Lequellec qui maintient son étoile au restaurant du Prince de Galles – La scène

mais aussi à tous les anciens élèves qui font quotidiennement ce métier avec ou sans étoiles !!

Bravo à vous toutes et  à vous tous…